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  <subtitle>Vierge à 30 ans dans la société hypersexuelle</subtitle>
  <updated>2008-07-18T20:59:28+02:00</updated>
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        <name>Standby</name>
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      <title>Les lois de l'attraction (1)</title>
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      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-07-18T20:48:00+02:00</published>
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                              <summary>  Etrange comme le rejet, l’indifférence peuvent exercer une puissante force...</summary>
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           Etrange comme le rejet, l’indifférence peuvent exercer une puissante force d’attraction, un aphrodisiaque sans pareil qui balaie (presque) les doutes ou les hésitations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Si tu ne m’aimes pas, je t’aime…&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; D. est devenu insaisissable. D. est devenu imprévisible et même froid. Il n'y a plus de &quot;bises&quot; à la fin de ses messages ni de &quot;ma chère Standby&quot;.&lt;br /&gt; Il est passé de l’homme demandeur à l’homme demandé.&lt;br /&gt; D. m’échappe. D. se fait désirer.&lt;br /&gt; Le combustible le plus vif pour raviver mon désir faiblissant, les appâts les plus tentants pour ce fugueur capricieux.&lt;br /&gt; J’ai besoin de languir, des vertus voluptueuses de l’attente d’une Pénélope.&lt;br /&gt; Il me faut le temps de me consacrer, d’avoir ce recueillement presque religieux pour m’adonner mentalement à l'Autre.&lt;br /&gt; J’ai besoin de ce jeu de chaud et froid pour aiguiser mes sens.&lt;br /&gt; J’ai besoin d’être demandeuse, d’essuyer des refus pour mieux apprécier les inclinations.&lt;br /&gt; C’est toujours le contraste qui crée le plaisir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;N’avons-nous pas passé notre enfance à jouer au chat dans les cours de platanes et les jardins publics ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Curieux mécanisme que ces mouvements de balancier contradictoires, de poupée fluctuante qui dit « oui mais non », sans pouvoir le contrôler ou l’expliquer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je souffre de sa distance face à mes appels enjôleurs, de l’entendre évoquer son « concert de Radiohead ce we dans le Sud », ce « dîner en ville » ensuite, ses rendez-vous, ses sorties, ses voyages, ses amis (et pire ses amiEs) qui peuplent le répertoire de son portable, toute cette vie animée, grouillante et riante, ce monde bien à lui qui l’accapare, occupe ses pensées, l’éloigne de moi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette faculté que j’envie aux hommes de savoir se passer des femmes, de vivre pour eux tandis que je soupire, inerte, désemparée incapable de jouir du reste de la vie que je prends pour des pis-aller, de fades palliatifs. Cet effroi d’être délaissée, abandonnée comme un chien sur la route, condamnée à errer en trimballant mes maigres souvenirs et mes espoirs à nouveau en lambeaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je n’aime ma solitude que lorsqu’elle est transcendée par l’espoir, l’image d’un homme. Etre seule physiquement mais riche intérieurement d’un amour même virtuel, d’une possibilité d’aimer, d’une issue, peut me rendre parfois plus heureuse que la rencontre même avec l’objet de mes fantasmes. Rencontre (et sa réalité implacable) qui présente le risque de briser cette harmonie bien protégée de toutes déceptions. Cette solitude habitée me porte, m’inspire et m’anime d’une énergie parfois intense. La solitude vide m’est au contraire stérile et violemment destructrice.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pourtant il y a quelque chose de perversement délicieux dans cette douleur de frustration de l’autre.&lt;br /&gt; D. se grandit à mes yeux, il quitte l’avilissement de son désir pressant et servile. Il redevient un homme indépendant, il retrouve une dignité, une fierté qui me fait l’admirer et donc le désirer de nouveau.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais il est sans doute désormais trop tard…&lt;br /&gt; Car D. ne joue pas. D. ne sait pas que c’est ce que j’attendais de lui. Il est juste blessé dans son orgueil, lassé de cette « fille-qui-ne-sait-pas-ce-qu’elle-veut ». D. est déjà passé mentalement à autre chose, à une Autre. Il n’est plus disposé à la patience ni même à la politesse. Et cette brutalité encore une fois m’attise tout en me lacérant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le plus important est de ressentir le désir, le seul guide dont j’ai besoin. Le seul qui peut m’apporter des certitudes. Je souhaite un désir impérieux, ardent comme une érection de granit, une attraction magnétique irrésistible qui empêche enfin de réfléchir et fait agir presque malgré soi. Il faut que j’atteigne ce point plancher de non-retour où l’absence de l’autre est intenable, où rien ne peut la compenser. Je veux me voir suppliante et hagarde, sûre de ce que je veux, sûre de le vouloir, sûre de pouvoir lui donner ce qu’il attend et ce qui me taraude. 
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        <name>Standby</name>
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      <title>Ange gardien</title>
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      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-07-13T13:51:00+02:00</published>
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                              <summary>  Hier, place de la Concorde, croisé cette jeune-femme élégante, visage flou...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://stand-by.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Hier, place de la Concorde, croisé cette jeune-femme élégante, visage flou et tremblant, croulant sous le poids d'un gros cabas sur son épaule, qui m'arrête et me demande éplorée la direction pour rejoindre la station Anvers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme toujours j'ai eu ce mouvement d'esquive instinctif dés que quelqu'un m'aborde dans la rue, pour quémander une cigarette, quelques pièces, des réponses à un sondage sur les serviettes hygiéniques, une signature à une pétition pour protéger les roitelets du parc ornithologique de Sainte-Antoinette-les-bains ou s'opposer à la réforme de l'organisation de l'administration fiscale qui nuirait à la qualité d'accueil des usagers en leur donnant plus de travail... Et puis j'ai reconnu la détresse de ses yeux, ce truc qui suinte qu'on n'arrive plus à retenir même en plein jour, même hors de ses murs, qui fait s'écailler le vernis que l'on est tous censés soigneusement s'appliquer avant de sortir, celui du « tout va bien », ce truc qui fait fissurer les façades bien ravalées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font&gt;-&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;« Vous pleurez », je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer à voix haute&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font&gt;-&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;Elle s'est mise à agiter sa main, « excusez-moi » elle répétait sans cesse, « excusez-moi », puis se reprenant, « Il faut que j'aille à Anvers, je ne trouve pas le métro. »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai compris qu'il ne fallait pas que je &lt;i&gt;vois&lt;/i&gt; son désespoir, alors j'ai ravalé mon bouleversement de la voir ainsi, comme un miroir de mon propre mal-être, comme une sœur, mon envie de lui dire que moi aussi j'ai souvent envie de pleurer dans la rue. Je l'ai conduite comme une enfant perdue dans un supermarché à la recherche de ses parents, une enfant perdue avec un sac à main et du rouge à lèvres. J'avais envie de la prendre dans mes bras, sortir un mouchoir, caresser ses cheveux et lui dire que ce n'était pas grave, que tout allait s'arranger, sans que j'ai la moindre idée de la cause de ses larmes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur le chemin, je m'efforçais d'égrener des mots pratiques de guichets automatiques, de directions et de changements, des mots de normalité urbaine, qui posaient un voile pudique sur sa tragédie et ne violaient pas l'intimité de son chagrin échappé malgré elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle trottinait à côté de moi, un peu calmée, s'en remettant entièrement à mes pas et à ma voix.&lt;br /&gt; Une fois arrivées, je lui donnais un de mes tickets et m'assurais qu'elle franchissait bien l'oblitérateur.&lt;br /&gt; Elle se confondait en remerciements, me tendant un billet maladroitement, je lui dis de ranger tout cela et puis avant de la quitter, « Ca va aller ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parfois ça fait du bien d'être l'ange-gardien de quelqu'un...&lt;/p&gt; 
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        <name>Standby</name>
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      <title>L'image d'Ingrid Betancourt</title>
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      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-07-12T12:43:00+02:00</published>
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                              <summary>  Vu et entendu dans un kiosque, un couple (d'amis, amants ?) penché avec...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://stand-by.hautetfort.com/">
           Vu et entendu dans un kiosque, un couple (d'amis, amants ?) penché avec attention sur la double page d'un magazine relatant la libération de l'otage Ingrid Betancourt, séquestrée et violentée depuis 6 ans par les guérillas au fin fond de la jungle colombienne et atteinte de paludisme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'article est illustré de nombreux portraits en plan rapproché de son visage épuisé mais malgré tout étonnamment serein et lumineux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La femme ne dit rien, visiblement émue. Son compagnon, après un temps d'observation, relève la tête et commente spontanément :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - &quot;&lt;i&gt;Elle est moche quand même&lt;/i&gt;.&quot; 
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